Ce projet vise à mieux comprendre comment l’intelligence artificielle pourrait contribuer à lutter contre la précarité énergétique résidentielle. Jusqu’à un ménage canadien sur cinq vit une forme de précarité énergétique, c’est-à-dire une difficulté d’accès, en raison des coûts ou de la disponibilité, aux services énergétiques nécessaires à la réalisation des activités domestiques courantes. Cette forme d’injustice énergétique résidentielle a des répercussions importantes sur le bien-être des individus et des communautés.
L’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) offre des possibilités prometteuses pour lutter contre la précarité énergétique, mais elle comporte également des risques, notamment celui d’accentuer certains biais, de renforcer des pratiques inéquitables et de nuire à l’environnement.
Les recherches portant sur l’intersection entre l’IA et l’injustice énergétique résidentielle ont jusqu’à présent adopté une approche principalement technologique, accordant peu d’attention aux expériences vécues des personnes touchées par cette réalité et à leur rapport aux technologies numériques afin d’évaluer leur acceptabilité comme voie de solution.
En s’appuyant sur le concept de justice énergétique, cette recherche phénoménologique vise à développer de nouvelles connaissances centrées sur les ménages et fondées sur leur expérience vécue, afin de mieux comprendre les risques et les possibilités liés à l’utilisation de l’IA pour analyser et répondre aux situations d’injustice énergétique dans le secteur résidentiel.