Vers des politiques publiques aptes à favoriser la découvrabilité d’une diversité d’œuvres littéraires québécoises dans l’environnement numérique

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Date:
Horaire: 11h30 à 13h
Lieu: En ligne
Langue: Français

La Chaire UNESCO sur la diversité des expressions culturelles, en partenariat avec l’Obvia, organise le premier Midi de la culture de l’année. Lors de cette activité seront présentés les résultats du projet de recherche intitulé : « Vers des politiques publiques aptes à favoriser la découvrabilité d’une diversité d’œuvres littéraires québécoises dans l’environnement numérique. Préoccupations, besoins et pistes d’action identifiés par les acteurs québécois du milieu du livre ».

Cet événement de lancement sera l’occasion pour des membres de l’équipe de recherche de présenter les différentes sections du livre blanc (publication bientôt disponible) ainsi que les faits saillants et principaux résultats de cette étude. Cette présentation sera suivie d’une discussion entre l’équipe de recherche et des acteurs du secteur du livre, qui seront invités à commenter le contenu du livre blanc.

Ces dernières années ont été le théâtre d’une transformation profonde des pratiques culturelles du public, glissant toujours davantage de l’univers analogique vers l’environnement numérique. Les plateformes numériques, devenues l’un des principaux moyens pour les individus d’accéder à des contenus culturels, se distinguent par l’abondance de leur offre, mais aussi par l’invisibilisation des contenus culturels locaux et nationaux. Cette tendance, renforcée par l’usage des algorithmes de recommandation et de l’IA, pose actuellement des défis majeurs à l’accès à une diversité d’expressions culturelles dans l’environnement numérique. Dans ce contexte, le concept de la découvrabilité des contenus culturels dans l’environnement numérique a émergé au Québec.

D’après la Mission franco-québécoise sur la découvrabilité en ligne des contenus culturels francophones, « [l]a découvrabilité d’un contenu dans l’environnement numérique se réfère à sa disponibilité en ligne et à sa capacité à être repéré parmi un vaste ensemble d’autres contenus, notamment par une personne qui n’en faisait pas précisément la recherche ». 

Ce projet de recherche s’inscrit plus particulièrement dans le contexte de la découvrabilité d’une diversité d’œuvres littéraires québécoises sur le territoire du Québec. Il a mobilisé les acteurs québécois du milieu du livre afin d’identifier et de synthétiser leurs expériences, préoccupations et besoins eu égard à la découvrabilité des œuvres littéraires québécoises dans l’environnement numérique. Ce projet a également permis de suggérer des mesures de politiques publiques qui pourraient être mises en place afin de répondre aux préoccupations et besoins identifiés par les acteurs du secteur.  

À propos des intervenant.e.s

Véronique Guèvremont, professeure titulaire, Université Laval

Véronique Guèvremont est professeure à la Faculté de droit et à l’École supérieure d’études internationales (ESEI) de l’Université Laval (Québec, Canada). Elle est titulaire de la Chaire UNESCO sur la diversité des expressions culturelles et coresponsable de l’axe Arts, médias et diversité culturelle de l’Obvia - Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’intelligence artificielle et du numérique. Elle est aussi co-directrice scientifique – Innovations et implications sociétales chez IVADO. Ses travaux les plus récents portent notamment sur la protection de la diversité des expressions culturelles dans l’environnement numérique, la découvrabilité des contenus culturels francophones et le traitement des biens et services culturels dans les accords de commerce. Véronique Guèvremont est membre de la Banque d’expertise de l’UNESCO sur la diversité des expressions culturelles depuis 2015 et collabore régulièrement avec de nombreux ministères et organismes culturels québécois, canadiens et internationaux.

Iris Richer, doctorante, Université Laval

Iris Richer est doctorante à la Faculté de droit de l’Université Laval et membre de la Chaire UNESCO sur la diversité des expressions culturelles. Elle est détentrice d’une maîtrise en droits fondamentaux de l’Université Laval et du diplôme de l’Institut d’études politiques de Rennes (France). Son projet de thèse porte sur la protection du droit de l’enfant de participer à la vie culturelle et artistique dans l’environnement numérique. Au cours de son parcours doctoral, elle a obtenu le soutien de plusieurs organismes subventionnaires dont le Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC) et l’Obvia - Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’intelligence artificielle et du numérique.

Joanie Grenier, doctorante, Université de Sherbrooke

Joanie Grenier termine un doctorat en études littéraires et culturelles à l’Université de Sherbrooke, sous la direction de Josée Vincent. Sa thèse porte sur la théorisation et l’opérationnalisation de la découvrabilité dans le milieu du livre en ligne, à partir d’une étude de cas sur le marché du livre québécois. Boursière Vanier, elle collabore à des projets de recherche à l’Université de Montréal (avec Vincent Larivière) et à l’Université Laval (avec Véronique Guèvremont). Elle est affiliée au Groupe de recherche et d’études sur le livre au Québec (GRÉLQ) ainsi qu’à la Chaire de recherche sur la découvrabilité des contenus scientifiques en français (Université de Montréal). Elle est également membre de l’Obvia - Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique.

René Audet, professeur titulaire, Université Laval

René Audet est professeur titulaire à l’Université Laval (Québec) et spécialiste de littérature contemporaine et de culture numérique. Il s’intéresse aux formes actuelles de la narrativité, à la transformation numérique du monde éditorial et aux littératures numériques. Il a été le directeur du pôle Québec du projet de recherche « Littérature québécoise mobile » (CRSH); il est le directeur du Laboratoire Ex situ et de l’éditeur savant numérique Codicille. Il a codirigé avec Nicolas Xanthos l’ouvrage _Ce que le personnage contemporain dit à la critique_ (Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2019, 213 p.) et a cosigné avec Tom Lebrun, à l’automne 2020, un livre blanc sur « L’intelligence artificielle dans le monde du livre ». Il participe étroitement au développement critique et institutionnel des arts littéraires au Québec et au Canada francophone.

Pierre-Luc Déziel, professeur titulaire, Université Laval

Pierre-Luc Déziel est professeur titulaire à la Faculté de droit de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la protection et la valorisation des données de santé (Chaire DOSA). Depuis 2020, il est responsable de l’axe « Éthique, confidentialité et acceptabilité sociale » de l’Institut intelligence et données (IID). Ses recherches portent principalement sur l’impact des nouvelles technologies sur le droit à la vie privée et sur la protection des renseignements personnels. Il est également membre de l'Obvia, en plus d'être impliqué dans de nombreuses initiatives publiques visant à la protection de la vie privée et l’encadrement des nouvelles technologies, notamment dans le domaine de la santé. 

Octavio Kulesz, philosophe, éditeur numérique et chercheur

Octavio Kulesz est un philosophe, éditeur numérique et chercheur argentin. Il dirige Teseo, l’une des principales maisons d’édition électronique d’Amérique latine. En tant qu’expert collaborant avec des organisations internationales, notamment l’UNESCO, l’OIF, IFACCA et l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, ses recherches portent sur les industries culturelles et créatives à l’ère du numérique. Certains de ses articles, comme « Culture, machines et plateformes » (UNESCO, 2018), ont anticipé de plus de cinq ans les défis contemporains liés à l’impact de l’intelligence artificielle générative sur les secteurs culturels. En 2020, il a été sélectionné par l’UNESCO, avec 23 autres experts internationaux, pour rédiger le texte de la Recommandation sur l’éthique de l’intelligence artificielle, le premier instrument normatif au monde sur ce sujet.

Karine Vachon, directrice générale de l'Association nationale des éditeurs de livres (ANEL)

Karine Vachon est directrice générale de l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) et de Québec Édition depuis décembre 2020. Elle œuvre au sein de cet organisme depuis 2009, y ayant occupé pendant plus de 10 ans le poste de directrice à l’international. À ce titre, elle a organisé la présence d’honneur du Québec à la Foire du livre de Bruxelles et au Salon du livre de Genève, en plus de collaborer à la présence d’honneur du Canada à la Foire du livre de Francfort. Elle est diplômée de la maîtrise en études françaises, avec cheminement en histoire du livre et de l’édition, de l’Université de Sherbrooke.

Jean-François Cusson, Gestionnaire de projet - Stratégie numérique, Association des bibliothèques publiques du Québec (ABPQ)

Jean François Cusson évolue dans le milieu des bibliothèques publiques depuis près de vingt ans. Bibliothécaire de formation, il a joué un rôle clé dans le développement de projets culturels numériques d’envergure, notamment à titre de directeur général de Bibliopresto, où il a contribué à la mise en place de la plateforme Pretnumerique.ca, aujourd’hui utilisée par l’ensemble des bibliothèques publiques du Québec, ainsi que du service Biblius, déployé dans le milieu scolaire. Son parcours l’a mené à travailler au sein des bibliothèques de Longueuil, de Montréal et de Brossard, de même qu’à la Grande Bibliothèque (BAnQ). Il agit maintenant comme gestionnaire de projet à l’Association des bibliothèques publiques du Québec, où il participe activement au développement de la Stratégie numérique des bibliothèques publiques du Québec.

Gabrielle Simard, directrice générale de l’Association des libraires du Québec (ALQ)

Directrice générale de l’Association des libraires du Québec (ALQ), Gabrielle Simard dirige l’organisation dans une phase stratégique déterminante, axée sur la consolidation du réseau, la professionnalisation du métier et un repositionnement affirmé des librairies indépendantes dans l’espace public. Formée en histoire, en enseignement et en gestion de projet, elle conjugue rigueur analytique, capacité à structurer des chantiers complexes et volonté de renforcer les compétences du secteur. Ancienne gestionnaire en librairie et libraire certifiée, elle connaît intimement les réalités opérationnelles du terrain et adopte une approche pragmatique, orientée vers des solutions applicables. Depuis sa nomination, elle a piloté une restructuration organisationnelle majeure et assuré la mise en œuvre structurée de la planification stratégique 2024-2029, en traduisant ses orientations en chantiers concrets et en renforçant le rôle de représentation institutionnelle de l’ALQ.

Audrey Laplante, professeure agrégée à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information, Université de Montréal

Audrey Laplante est professeure agrégée à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information de l’Université de Montréal. Ses recherches se situent au croisement des pratiques informationnelles, de la recherche d’information musicale et des systèmes de recherche et de recommandations. Elle s’intéresse notamment aux effets de la plateformisation de la culture sur la diversité culturelle, sur les acteurs et actrices du milieu et sur les publics, tout en accordant une attention particulière au rôle des bibliothèques dans l’amélioration de la découvrabilité des contenus culturels québécois. Elle est membre du Centre for Interdisciplinary Research in Music Media and Technology (CIRMMT) et du Centre de recherche sur les humanités numériques (CRIHN). 


Ce projet de recherche a été réalisé sous la direction de Véronique Guèvremont (Université Laval) et Iris Richer (Université Laval), avec la collaboration de Joanie Grenier (Université de Sherbrooke). L’équipe de recherche est également composée de René Audet (Université Laval), Pierre-Luc Déziel (Université Laval), Octavio Kulesz (philosophe, éditeur numérique chez Teseo, et chercheur consultant pour l’UNESCO) et Audrey Laplante(Université de Montréal). Il a été financé par le Fonds de recherche du Québec et l’Obvia, dans le cadre du programme des projets innovants. 

Crédit photo : Llamaryon

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Véronique Guèvremont, Iris Richer, Joanie Grenier, René Audet, Pierre-Luc Déziel, Octavio Kulesz, Audrey Laplante

Grâce à la participation de divers acteurs du secteur du livre au Québec, ce Livre blanc identifie et synthétise leurs expériences, préoccupations et besoins eu égard à la thématique de la découvrabilité des œuvres littéraires québécoises dans l’environnement numérique.

Sommaire - Vers des politiques publiques aptes à favoriser la découvrabilité d’une diversité d’œuvres littéraires québécoises dans l’environnement numérique

Véronique Guèvremont, Iris Richer, Joanie Grenier, René Audet, Pierre-Luc Déziel, Octavio Kulesz, Audrey Laplante

Ce sommaire exécutif est issu d’un projet de recherche intitulé « Vers des politiques publiques aptes à favoriser la découvrabilité d’une diversité d’œuvres littéraires québécoises dans l’environnement numérique. »

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