Conférence | En ligne
Cet événement sera l’occasion de discuter de la théorie critique développée par les auteurs au sujet des algorithmes, de l’essor des données massives et de l’intelligence artificielle qui marque un nouveau stade du capitalisme. En vingt thèses critiques, les auteurs montrent que cette « forme algorithmique » du capitalisme restructure profondément les sociétés, l’économie, le pouvoir et les subjectivités, tout en accélérant la crise écologique. Ils explorent aussi les moyens de résister à cette logique et d’imaginer des alternatives sociales et économiques postcapitalistes et technosobres.
Les personnes qui s’intéressent aux enjeux contemporains du numérique et de l’intelligence artificielle sont invitées à participer afin de nourrir une réflexion collective et d’engager une discussion nécessaire.
À propos des conférenciers
Jonathan Durand Folco est professeur agrégé à l’École d’innovation sociale Élisabeth-Bruyère à l’Université Saint-Paul, Ottawa. Ses travaux de recherche portent sur la démocratie participative, la politique municipale, les communs, le capitalisme, les impacts sociaux de l’intelligence artificielle et l’autoritarisme. Il est l’auteur de nombreux livres dont À nous la ville! (Écosociété, 2017), Manuel pour changer le monde (Lux, 2020), Réinventer la démocratie : de la participation à l’intelligence collective (PUO, 2023), Le capital algorithmique (Écosociété, 2023) et Fascisme tranquille (Écosociété, 2025).
Jonathan Martineau est professeur agrégé au Liberal Arts College de l'Université Concordia et Directeur du Centre interdisciplinaire de recherche sur le temps, la technologie et le capitalisme (CIRTTC). Il est l'auteur entre autres de Time, Capitalism and Alienation (Brill) et avec Jonathan Durand Folco de Le capital algorithmique. Accumulation, pouvoir et résistance à l'ère de l'intelligence artificielle (Écosociété).
À propos du livre
L’ouvrage soutient que l’essor des algorithmes, des données massives et de l’intelligence artificielle marque l’entrée dans une nouvelle phase du capitalisme que les auteurs appellent le «capital algorithmique». Dans cette configuration, les données et les infrastructures numériques deviennent des ressources centrales d’accumulation économique, tandis que les algorithmes constituent de nouvelles formes de pouvoir capables d’organiser le travail, de structurer l’information et d’influencer les comportements.

À travers une série de thèses critiques, les auteurs analysent les transformations économiques, sociales et politiques liées à cette mutation, notamment la concentration du pouvoir technologique, l’exploitation des données et les impacts environnementaux, tout en explorant les formes possibles de résistance sociale et démocratique face à ce nouveau régime technologique.
L’ouvrage a été récemment traduit en anglais.