Plus de 200 participants pour la première édition du Procès de l’IA : un exercice grand public inédit sur les impacts environnementaux de l’intelligence artificielle

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L’Obvia a tenu, ce dimanche 8 mars, la première édition du Procès de l’IA, un événement grand public et participatif consacré aux impacts environnementaux de l’intelligence artificielle. Organisé à la Grande Bibliothèque – Bibliothèque et Archives nationales du Québec, l’activité a réuni plus de 200 personnes, démontrant un vif intérêt du public pour ces enjeux encore trop peu discutés au Québec.

Un faux procès… pour de vrais enjeux

Conçu comme un faux procès, mais fondé sur des expertises, données et analyses bien réelles, le dispositif nous projetait en 2028, dans un environnement réglementaire fictif, mais plausible, avec notamment les infractions d’écocide et d’écoblanchiment. 

Sur le banc des accusés, WeLive AI, une entreprise fictive dont l’histoire porte volontairement une nuance importante : après des années d’activités manifestement néfastes pour l’environnement, l’entreprise a amorcé une transition complète vers les meilleures pratiques environnementales de son industrie. Ces choix scénaristiques permettaient d’interroger la soutenabilité d’un secteur, même lorsque ses acteurs appliquent les meilleures pratiques disponibles. 

Le juge et la greffière
Le téléjournal
La procureure
Le public

 

Avec une mise en scène inspirée du cadre judiciaire, cette activité a permis de rendre accessibles au grand public des enjeux scientifiques et technologiques souvent perçus comme complexes. Témoins experts, données scientifiques et arguments contradictoires ont permis de nourrir la réflexion. Plus qu’un verdict, l’exercice visait surtout à susciter la curiosité, à favoriser la compréhension et à initier une réflexion citoyenne. 

« C’était très instructif d’entendre les experts partager leurs perspectives, bien plus vivant que de lire un rapport écrit! Les discussions m’ont permis de porter un regard plus approfondi sur ces enjeux. L’humour et la qualité des interventions ont rendu la discussion agréable et captivante jusqu’à la fin. Une initiative inspirante qui stimule la réflexion citoyenne. Bravo ! »

Rapprocher la recherche et la société

À travers ce dispositif inédit au Québec – librement inspiré de faux procès sur l’IA réalisée par des municipalités et des universités françaises, l’Obvia poursuit son engagement à développer des approches ouvertes et participatives qui renforcent la capacité de la société québécoise à anticiper, encadrer et orienter les transformations technologiques en cours.

« Pour progresser vers une gouvernance de l’IA vraiment démocratique, il faut offrir des outils et ouvrir des espaces qui permettent de comprendre, de se questionner et de participer. Le Procès de l’IA est précisément l’un de ces espaces. »

– Guillaume Macaux, directeur adjoint, Obvia

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Une volonté du public de questionner et de comprendre

Au cours de l’événement, les participantes et participants pouvaient interagir via VersyEdu, une plateforme de débat structuré, en posant des questions et en se prononçant sur le choix final. En tout, ce sont près de 100 questions qui ont été posées pour les témoins experts : une mobilisation citoyenne qui témoigne de la volonté du public de comprendre, questionner et débattre collectivement de l’avenir des technologies numériques.

« Ce que je retiens du procès de l’IA, c’est que ça fait un bien fou de pouvoir débattre en société d’un sujet complexe, à une époque où les nuances sont parfois perdues et où les débats sont très polarisés. C’était précieux de voir les deux parties et d’entendre les experts faire un travail d’éducation et de sensibilisation. »

 

Remerciements

Nous tenons à exprimer toute notre reconnaissance envers celles et ceux qui ont rendu ce projet possible. 

  • L’équipe scientifique et de conception : Christophe Abrassart (Université de Montréal) ; Vincent Gautrais (Université de Montréal) ; Géraud de Lassus St-Genies (Université Laval) ; Lyne Nantel et Guillaume Macaux (Obvia). 
  • La procureure, l’avocat et les experts : Anne-Marie Boucher, Alexandre Désy, Alexandre Theve, Laure Patouillard et Alex Hernandez-Garcia. 
  • L’équipe de l’Obvia – Stéphane Edmond, Marie-Claude Rouleau, Julie Goulet-Kennedy, Alyssa Boily-Simard et les bénévoles – ainsi que l’équipe de la Grande Bibliothèque pour leur accueil – Laureen Colombani, Mathieu Thuot-Dubé, Mathieu Laporte, Stéphane, Maude, Fatiha, Benoît et Marc. 

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